Qualité de vie et intégration sociale des personnes en situation d’itinérance logées dans différents modèles de logements permanents avec soutien (projet en collaboration avec l’Université McGill)

Résumé

Dans les dernières années, plusieurs pays ont priorisé de réduire le nombre de personnes en situation d’itinérance. La stratégie privilégiée, notamment au Canada, est l’accès direct à un logement permanent avec soutien (LPS), comprenant de la gestion de cas. Il existe différents modèles de LPS, incluant différentes modalités de logement, de soutien et de code de vie. Aux États-Unis, en Europe et au Canada, le LPS est majoritairement privé, et dispersé dans les communautés (type Housing First); alors qu’en Australie, on privilégie plutôt le logement collectif. Au Québec, une diversité de type de LPS est encouragée. Plusieurs études ont démontré que les LPS réduisent l’utilisation des refuges, les hospitalisations et l’incarcération des personnes en situation d’itinérance (itinérants), et augmentent la stabilité résidentielle.

Des effets positifs, quoique moins marqués, ont aussi été démontrés sur la santé et le bien-être des personnes. Néanmoins, on connait peu en quoi les LPS contribuent à améliorer l’intégration sociale et la qualité de vie des itinérants. Peu d’études ont aussi comparé les divers modèles de LPS pour ressortir les composantes clés et les effets de chaque modèle, et les profils de clientèle qui profiteraient le plus de chacun.

En collaboration étroite avec une 30e de partenaires/contributeurs en itinérance et en logement des niveaux provincial et municipal, dont la plupart offrant du LPS à Montréal, cette étude répond aux questions suivantes:

  1. Est-ce que l’intégration sociale et la qualité de vie des itinérants diffèrent selon le modèle de LPS?
  2. Quelles sont les variables individuelles ou organisationnelles les plus susceptibles de favoriser la qualité de vie et l’intégration sociale?
  3. Quels sont les profils d’itinérants les plus adaptés aux différents modèles de LPS?

Objectifs

Le projet permettra de mieux cibler les composantes clés du succès des différents modèles de LPS, leurs effets différentiels en fonction de profils de clientèle, ainsi que les besoins de soutien et d’amélioration du dispositif d’aide, pour bonifier le logement et le soutien aux itinérants, contribuant à leur rétablissement. Plusieurs activités de transferts de connaissances sont prévues (publications, présentations…), en association étroite avec les partenaires/contributeurs et intégrant des étudiants, et visant des publics québécois, canadiens et internationaux.

Chercheurs

  • Marie-Josée Fleury – Département de psychiatrie – Université McGill
  • Henri Dorvil – École de travail social – Université du Québec à Montréal
  • Karine Bertrand – Les programmes d’études et de recherche en toxicomanie – Université de Sherbrooke
  • Nadia L’Espérance – Les programmes d’études et de recherche en toxicomanie – Université de Sherbrooke
  • Serge Brochu – Institut universitaire sur les dépendances
  • Michèle Clément – Département de médecine sociale et préventive – Université Laval

Partenaires

  • Direction des dépendances et de l’itinérance
  • Société d’habitation du Québec
  • La Ville de Montréal
  • L’Office Municipale d’habitation de Montréal
  • CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
  • L’Institut universitaire en dépendance (IUD) de Montréal
  • CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal
  • Mission Old Brewery
  • L’Association d’entraide le Chaînon
  • Diogène
  • Logis Rose Virginie
  • Le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal
  • Fédération des OSBL (organismes sans but lucratif) d’habitation de Montréal (FOSHM)
  • Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)
  • Les habitations du réseau de l’Académie
  • Centre de recherche du Douglas-Institut universitaire en santé mentale
  • L’Université McGill

Financement et état d’avancement

  • CRSH – Développement de partenariat (2019-2021)